dimanche 14 février 2010

jbclirecrire a déménagé...



jbclirecrire n'en fait qu'à sa tête et vient encore de déménager!!!!!

Ce blog de français qui existe depuis quelques années et qui se poursuit au gré des bonnes volontés qui veulent le faire vivre, espère avoir enfin trouvé la bonne adresse.

Vous le retrouverez désormais sur le site de l'académie de Versailles en suivant le lien :


Bonne lecture à tous.

samedi 16 janvier 2010

Autoportraits 3°D

Miroir mon beau miroir...



A la manière de Michel Leiris...

     Aujourd'hui c'est le grand jour de l'année scolaire pour moi, où il faut être bien vêtu. C'est le rapport de stage.
     Je suis une jeune fille de taille moyenne. J'ai des cheveux longs et lisses, noirs comme tous ceux des membres de ma famille. Mon front est large et plat. La couleur de mes yeux est le marron et mon nez ressemble à celui de Cléopâtre. Mes lèvres bien dessinées avec le sourire de la Joconde illuminent mon visage. Je ne suis pas sûre de la forme de mon visage, mais tout le monde dit qu'il est ovale. J'aime bien avoir la mine toujours fraîche, c'est pour ça que j'ai toujours les dents du bonheur.
     Je suis un peu impatiente et je voudrais toujours avoir raison, mais malheureusement, j'ai tort aussi. Très imaginative, je suis plutôt timide en classe car je veux être attentive. Mais en dehors, j'aime bien faire la fête.
     Je me sens prête et bien en forme pour mon rapport de stage.

Texte écrit par : Une élève de 3°D

En négatif...
     Comme tous les matins, après avoir pris mon petit déjeuner, j'allai ouvrir ma boîte aux lettres. Ce jour-là je reçus enfin les photos du mariage de ma grande soeur.
     Après avoir vu les photos, j'étais particulièrement déçue de ma tête sur celles-ci. J'avais de grosses cernes comme si j'avais passé plusieurs nuits blanches et on voyait mes dents pointues comme celles d'un vampire. Je constatai que quelques rides parcouraient mon front. Mon gros ventre laissait penser que j'étais enceinte d'au moins six mois! Sur la photo de famille, mes fossettes au menton étaient bien apparentes et mes grosses joues brillaient. J'avais également gâché la photo des mariés, car à l'arrière plan on me voyait avec mon profil de souris et mon oreille gauche en chou-fleur.
     Ces photos m'ont fait énormément peur!

En positif...
     C'était une belle matinée qui commençait pour moi, j'allais faire les soldes au centre commercial. Dans un des magasins, j'avais repéré une magnifique robe. Je l'enfilai vite dans une cabine d'essayage.
     Après l'avoir mise, je me regardai dans une glace. Ma silhouette était fine, les traits de mon visage délicats et mon nez pointu. La robe était vraiment en accord avec mes magnifiques yeux marron clair, elle mettait en valeur ma poitrine de rêve. Il y avait même des poches pour mettre mes mains effilées et il ne manquait plus qu'une ceinture pour marquer ma taille de guêpe.
     Il me fallait juste une jolie paire de talons pour mettre en valeur mes fines chevilles et mes orteils bien dessinés et le tour était joué!
    
Texte écrit par : Une élève de 3°D

vendredi 8 janvier 2010

Fabliaux du moyen-âge 5°E

A la manière de Rutebeuf...



     Cette histoire va vous montrer à quel point la vérité est importante, en ce monde si injuste.

     Un vilain partit à la chasse, comme à son habitude. Il réussit à ramener beaucoup de gibier, notamment en magnifique lapin couleur neige. Il le trouva si beau qu'il le garda en vie. Pour fêter sa réussite, il partit faire liesse à la taverne. Il estoit soûl, et comme chacun le sait, l'alcool fait parfois vivre des choses idiotes. Il rencontra une femme, elle aussi sous l'emprise de l'alcool. Ils se donnèrent rendez-vous dans la forest près du grand chêne, au coeur des boys. Il rentra chez lui puis se coucha peu après.

     Le lendemain matin, il se souvint de ce qui s'estoit passé la veille et en bon homme qu'il estoit en parla à sa femme. Impressionnée de sa franchise, elle lui pardonna cette folie. Elle le conseilla en lui disant qu'il n'avait qu'à poser un lapin à cette femme qu'il devait retrouver.

     Le vilain prit aussitôt son lapin couleur neige et s'enfonça dans la forest. Il aperçut la femme près du grand chêne. Il s'approcha et vit dans les bras de la demoiselle un petit lapin. Il alla donc la voir et lui dit: "Toi aussi, on t'a conseillée de me poser un lapin?" Elle affirma que oui. Leurs histoires estoient identiques car elles estoient toutes deux basées sur un quiproquo.

     L'erreur est humaine, et ces deux-là en firent l'expérience. Ils déposèrent donc leur lapin et partirent chacun de leur côté.

     La franchise est une qualité que chacun possède en soi, mais que peu de gens utilisent. Pourtant, elle peut vous faire sortir de situations désespérées. C'est moi qui vous le dit, Rico, qui n'eut jamais de lapin ni de veau.

Texte écrit par : Laurent 5°E

Fabliaux du moyen-âge 5°E

Le seigneur, le vilain et son bateau



     Je vais vous raconter une histoire peu ordinaire qui, je l'espère, vous fera sourire.


     Jadis, un mauvais seigneur régnait sur toute la région et prenait toutes les richesses des vilains: de leur plus petit denier à leur plus belle beste. Un jour, tous en eurent assez de cette dictature, qui les faisait vivre dans la misère, et ils voulurent rencontrer sire Hoquetin, de son nom. Mais celui-ci accepta de n'en rencontrer qu'un seul. Ils choisirent un jeune vilain qui n'était guère malin, mais qui savait convaincre les gens, ce qui faisait de lui la personne idéale.


     La veille de son départ, son épouse le prend par la main et lui murmure ces mots: "Mon cher compagnon, mène le seigneur en bateau et, tu verras, tu ne rentreras pas bredouille au village".
Le brave vilain prit en compte ces précieux conseils. Le lendemain, il enfourcha son asne et se rendit au chastel du seigneur.


     Arrivé là-bas, il descend, sire Hoquetin l'attend et lui dit: "C'est donc toi que l'on a envoyé pour me convaincre brave vilain, et bien vas-y, parle-moi de ton peuple!
- Et bien seigneur, viens donc voir ce que j'ai à te proposer..."
Le seigneur est intrigué, mais il accepte. Le vilain le conduit au bord de la rivière et le fait monter dans une barge en bois. Puis il commence à ramer et l'emmène au milieu d'un lac et dans les gorges. Personne ne parle, mais le sire Hoquetin semble apprécier la balade. Le temps passe et le soleil se couche, la barge est ramenée à la rive et les deux hommes descendent. Puis le seigneur se tourne et prononce ces mots: "Vilain, en me divertissant, tu as su me convaincre, j'ai réfléchi et j'ai décidé d'être meilleur avec vous, tu peux retourner chez toi, en étant certain que l'on vous rendra, à toi et à ton peuple, vos richesses volées, va et ne te retourne pas".


     Sitôt ces paroles prononcées, le vilain enfourche son asne et part au galop. Arrivé au village, il annonça la nouvelle et les villageois furent si contents qu'ils le firent maire.


     Mieux vaut parfois agir plutôt que palabrer trop longtemps, on en sort généralement gagnant et c'est arrivé à plus d'un, et c'est moi qui vous le dis!


Texte écrit par : Chloé 5°E